Il s’est réveillé au beau milieu de nulle part. Il a ouvert ses yeux. Il a vu claire pour la première fois, mais ça n’a duré qu’un instant. Un bref instant pendant lequel il a cru tout comprendre. Il a cru détenir le secret. C’était déjà quoi ce secret. Il ne se rappelle plus de quoi ça s’agissait : le secret de son existence, de sa peine, de ses malheurs, de ces voix qui résonnaient depuis toujours dans sa tête ou bien le secret même de la création. Il ne se rappelait plus, tout est brouillé dans sa tête. Ses yeux lui faisaient atrocement mal. Il avait l’impression que sa tête allait exploser tellement elle était pleine de questions. Il avait l’impression qu’il allait renaitre après cette explosion, qu’il allait devenir un être nouveau, un être supérieur.
Mais, soudain, cet orage dans sa tête a commencé à s’estomper. Le calme reprenait ses droits. Il a essayé de se rappeler d’où il venait. Pourquoi se trouvait-il ici. Mais en vain ; le noir total régnait ses souvenirs. Alors pourquoi ressent-il ce fardeau qui lui coupait le souffle. Il haletait presque. Il a essayé de faire le vide dans sa tête. Il est resté quelques instants allongé. Le temps lui paraissait long. Combien de temps est-il resté. Il n’en sait rien. Surement quelques secondes… Soudain, il s’est rendu compte que le ciel qu’il contemplait était dépourvu de soleil. Non pas parce qu’il y avait des nuages qui le cachait mais il n’existait tout simplement pas. D’où venaient, alors, toute cette lumière et cette chaleur ?
Il avait l’impression que les questions allaient commencer à l’envahir de nouveau. Alors, il a essayé de se contrôler. Il arrivait à peine à se rappeler son nom. Mais à quoi lui servirait son nom au milieu d’un désert pareil. Il s’est décidé de se relever, mais c’était très pénible. Il avait l’impression que la gravité avait triplé. Son corps lui faisait très mal. Il n’arrivait pas à reconnaître ce corps, ces mains, ces pieds, cette peau… Tout était étrange pour lui. Il a regardé autours de lui pour pouvoir se situer mais rien ne lui paraissait familier. Le paysage qu’il contemplait lui déplaisait tant.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire