C’était tard la nuit. Je n’avais pas sommeil, comme d’habitude. Alors, je contemplais le plafond pour la millième fois, dans le noir. Quand soudain, j’ai entendu un soupir qui déchirait le silence. C’était profond et si chargé.
- Qu’est ce que tu as ?
- Rien, m’a-t-il répondu.
- Rien, m’a-t-il répondu.
Je mes suis tu quelques secondes puis j’ai reposé ma question.
- Je n’en sais rien. Il a insisté.
Alors, je mes suis relevé pour le regarder dans les yeux. Ils étaient tristes. Il avait le regard égaré. J’ai senti remonter en moi cette tristesse mais je me suis retenu pour lui parler.
- Pourquoi n’essayes tu pas de me raconter ce qui se trame à l’intérieur de toi ? Qu’est ce qui te fait peur à ce point ?
- …
- Ne trouves tu pas le courage pour me répondre ?...
- …
- Ne trouves tu pas le courage pour me répondre ?...
Il m’a coupé la parole soudainement :
- Pourquoi parles-tu de courage ?
Je l’ai laissé réfléchir un moment puis j’ai repris :
- Et si tu casserais cette barrière qui nous sépare ? Crois tu vivre éternellement protéger dans ta bulle ? Crois tu que je n’arrive pas à voir ce qu’il y a dedans. Sache que j’arrive à percer cette coquille. Je vois ce malheureux petit garçon à l’intérieur. Il cherche de l’aide. Il est effrayé car il se croit égaré. Peut être qu’il a perdu l’âme entre tous ces gens qu’il n’arrive pas à comprendre. Peut être qu’il a perdu l’âme dans cette obscure immensité qui est la vie. Crois tu qu’il est seul à surmonter ses malheurs ? Alors à quoi servirait l’AMITIE ? Je tendrai la main vers lui pour le sortir de la prison qu’il s’est bâtie. Je lui tendrai toujours la main, du moins, tant que j’aurai la force de le faire. J’aimerais bien qu’il accepte cette main, qu’il la touche, qu’il la prenne, que ça lui sert de guide. Nous surmonterons nos calvaires ensemble. Qu’il sache que je suis son frère, son ami…
J’ai senti que les larmes lui montaient aux yeux, mais il les a empêcher de couler. J’ai pris sa tête dans ma main et je l’ai tiré vers mon épaule. Ce geste était brusque. Il s’est défendu un instant puis il s’est laissé faire.
J’ai senti que les larmes lui montaient aux yeux, mais il les a empêcher de couler. J’ai pris sa tête dans ma main et je l’ai tiré vers mon épaule. Ce geste était brusque. Il s’est défendu un instant puis il s’est laissé faire.
- Je t’offre mon épaule pour pleurer dessus puisque les mots te font défaut.
J’ai senti ses larmes couler. Elles étaient bien chaudes pour ne pas dire bouillonnantes. Je ne voyais pas son visage mais je savais que tous ces maux lui montaient aux yeux pour se transformer en larmes. Toute sa peine déferlait depuis ses yeux. C’était un torrent d’amertume, de nostalgie et de mélancolie. J’avais un sourire qui se dessinait sur ma bouche quand soudain je me suis réveillé. J’étais seul dans ma chambre. Ce n’était pas mon épaule qui était mouillé, mais plutôt mes joues.
2 commentaires:
very nice!!!
bonne continuation pour ce blog
Merci bien.
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