Il y a un truc qui me turbine pendant quelques jours : le cours de connaissance de soi. Ou plus précisément le cours concernant les positions de vie. Déjà résumer les positions de vie en quatre positions, c’est déjà exaspérant. Résumer tout le « spectre des émotions humaines » en quatre positions !
Mais laissez-moi vous donner une idée brève sur ce cours avant de le juger. Selon notre chère enseignante, Il y a quatre positions qui dominent notre vie :
• Je suis OK/ Vous êtes OK (+/+) : Je vie en harmonie avec moi-même et avec les autres. C’est la position idéale que tout être devrait adopter.
• Je suis OK/ Vous n’êtes pas OK (+/-) : Je suis de caractère dominant et je me fous des points de vue des autres. Cette position engendre la frustration.
• Je ne suis pas OK/ Vous êtes OK (-/+) : J’essaie de faire toujours du bien aux autres en dépit de moi-même car je suis en recherche perpétuelle d’attention et je suis dépendant.
• Je ne suis pas OK/ Vous n’êtes pas OK (-/-) : Alors là je m’en fiche du monde, rien n’est intéressant et je suis le mec le plus nul de la planète. Ça correspond à l’état dépressif.
Bon cela fait, on se retrouve devant trois positions pathologiques (les trois dernières) et une utopique (la première, bien sûr). Mais que dis-je ? Je trouve la première encore plus pathologique que les autres : Mais qu’est ce qu’il faut fumer pour adopter cette position. Je vie en harmonie avec tout le monde et moi-même. Et puis quoi encore ? J’aime la nature, les oiseaux, me promener tout nu et je vois des éléphants roses. Si ce n’est pas pathologique ça ! Et elle le dit fièrement : « j’adopte la première position ». Moi, je ne peux qu’être désolé pour elle. Se voiler la face ainsi. Il y a toujours cette chose qu’on n’a pas pu accomplir, qui nous reste à travers la gorge mais qui nous pousse vers l’avant ou bien qui nous accable, selon les personnalités. Mais de là à se transformer en des agneaux bien doux qui travaillent, dorment et consomment d’une manière obsessionnelle, comme des cons, tout en pensant qu’ils sont heureux, que tout est « OK », et de préférence qu’ils doivent mourir tôt pour ne pas faire perdre de l’argent inutilement. Je dis non merci. Ça sera la fin de l’évolution et surtout de la révolution. Je dramatise peut être, mais mon petit cerveau n’arrive pas à accepter cette idée. Du moins pour l’instant ; avant ma transformation…en un agneau bien sage.