vendredi 5 septembre 2008

Rape Me

- Pourquoi me fais tu ça ? Pourquoi me fais tu souffrir de la sorte? Tu sais très bien que je ne peux plus supporter ce que tu es entrain de me faire.
- Regarde-toi, tu es vraiment pathétique. Tu ne peux plus supporter cette souffrance ! Mais tu m’as fais souffrir toute ma vie. Tu m’as emprisonné dans ton univers, tu m’as fais subir tes règles, tu m’as isolé du reste du monde, tu m’as empêché de réaliser mes rêves. Non... tu ne m’as même pas laissé avoir de rêves ni d’ambitions…
- Mais je croyais te protéger. Pourquoi veux-tu sortir voir le monde. Il n’y a personne qui t’aime comme je l’ai toujours fais. Reste avec moi sinon tu te feras du mal. Je t’assure que tu vas le regretter en t’exposant ainsi.
- Non, c’est toi qui t’exposes. Moi je ne fais que te hanter. Je serais là à chaque moment. Quand tu te réveilleras, quand tu te coucheras, quand tu mangeras je serais là. Je serais là pour t’empêcher de vivre comme tu me l’avais fait toute ta vie. Je hanterais tes rêves. Je hanterais tes cauchemars. Je ne te laisserais aucun moment de répit. Je serais ton ombre. Qui remarque les ombres ? Pourtant elles sont toujours présentes.
- Non, je ne te laisserai pas faire. Je t’en empêcherai…
- Je suis plus fort que toi. La preuve c’est que j’existe depuis longtemps et que je suis encore là. Je me nourrie de ta tristesse ainsi que celle des autres. Prétendrais-tu pouvoir effacer la tristesse de ce monde ? Ta peine n’est que minime, mais celle des autres est immense. Elle te transperce et me parvienne. Ça te rend fou que tu ne peux pas te protéger assez, que tu ne peux pas lui échapper. Tant mieux pour moi, c’est mon carburant et il est intarissable.
Son reflet dans le miroir lui paraissait maintenant diabolique. Il ne pouvait plus se regarder alors il a détourné le regard.
- T’es vraiment pathétique. Tu as peur de toi-même maintenant. Tu commence à voir la bête en toi et tu te rends compte que jamais tu ne pourras la maitriser. Alors crève idiot. Je te regarderai tomber de ton piédestal. Tu n’aurais jamais dû le construire si haut. Je te regarderai souffrir à son pied. Je serais là quand tu ne pourras plus respirer, quand tout te semblera s’évanouir dans les ténèbres. Je serai juste à tes pieds te regardant crever tel un chien égaré : Seul et malaimé. Je regarderai tes yeux s’éteindre et j’en rirai.
Souviens-toi : Le temps m’est bénéfique contrairement à toi. Tu vieillis, tu t’essouffle et ta peine grandit ; alors que moi je prends de plus en plus de forces, je t’envahis un peu plus chaque jours et je finirai par te rendre mon esclave. Résiste tant que tu peux le faire mais je te promets : je gagnerai.

3 commentaires:

Le Loup des Steppes a dit…

Bien écrit...mais je ne vois pas le rapport avec la chanson de Nirvana!! je vais y cogiter ;)

Yas a dit…

Impression de deja lu, pourtant je ne suis jamais passee par ici.. even the title.

I must be pathetic too.

vivant-mort a dit…

@loup des steppes: tu vas y arriver.
@yas: On l'est tous.